08/02/2010,
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Après la dégringolade ciblée sur la place française vendredi, la bourse de Paris a réussi à reprendre 1,22 %. Le CAC 40
repasse au-dessus de 3 600 à 3 607,27 points.
Cette reprise reste modeste comparée à la performance d'autres places européennes, comme Zurich qui reprend pratiquement la totalité des pertes encaissées le 5 février avec un gain de 1,32
% pour son indice phare, le SMI.
Aucune publication économique d'envergure ou de résultat de société significative n'était à l'agenda des marchés aujourd'hui.
Sur le plan graphique, la moyenne mobile journalière de long terme (MM20 -médaillon ci-contre) a joué son rôle de support mais la zone a été travaillée tout
au long de la journée de part et d'autre de manière hésitante.
Les cours n'évoluent plus dans leur biseau ascendant, ni dans leur canal ascendant désormais rompu mais bénéficie de
cette zone que nous allons approcher d'un peu plus près à l'aide du graphique ci-dessous.
En zoomant à l'intérieur des séances, nous utilisons habituellement des UT (Unité de Temps) 5 minutes ou hourly (une heure). Prenons ici une UT15' (c-a-d que les cours sont compressés de manière à avoir des chandeliers représentant 15 minutes de
cotations)
Les plus bas du jour se sont réalisés sous forme d'une dérive baissière à l'intérieur d'un canal descendant non confirmé par les indicateurs sous la
courbe qui montrent que la force sous-jacente n'est donc plus en faveur des baissiers compte tenu de la divergence entre leur tendance et celle des cours.
Conclusion : les acheteurs reprennent la main tout doucement dans une configuration d'ensemble qui reste
fragile à l'image de la bourse de New York rivée sur 10 000 points en ce qui concerne le Dow Jones, depuis plus de 3 heures.
? Article paru
ce week-end :
. Les marchés
européens corrélés à l?euro ?
? "De retour de week-end" : L'indice de la peur - VIX - et les corrélations à long terme sur les
performances
Moody's a établi dans son rapport "Hedge funds : bilan 2009 et perspectives 2010" du 29 janvier 2010 que la
plupart des performances négatives sont associées à une envolée de l'indice VIX (en vert : principal indice de hedge funds qui en comprend plusieurs centaines / en bleu : indice action
'monde' )
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07/02/2010,
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On a beaucoup entendu ces derniers jours que les marchés européens se repliaient à cause
d?un euro en repli face au dollar, comme ils montaient de concert avec lui cet été. Alors qu?une baisse de l?euro est a priori profitable pour les entreprises exportatrices européennes, qui ont
leurs coûts en euro mais le plus souvent un chiffre d?affaire en bonne partie en dollars, pourquoi une baisse de l?euro fait-elle se replier les marchés ?
Avant de tenter de répondre à cette question, je vous propose de prendre un peu de recul, histoire d?appréhender les
variations de l?euro face au dollar par rapport à l?évolution du CAC.
Le graphique ci-dessous est un graphique très simpliste, qui reprend l?évolution comparée du CAC et de l?euro sur les dix
dernières années. Si on note bien une certaine corrélation depuis le creux de mars dernier, force est de constater que sur les dix dernières années, il est bien difficile de parler de réelle
corrélation.
Source : Fenêtre-sur-cours
L?évolution a même été inverse lors de la bulle internet, avec un euro en baisse lorsque les marchés montaient, et un euro
plutôt stable voir légèrement à la hausse lors de l?éclatement de la bulle.
Les deux ont ensuite progressé de concert entre 2003 et 2007, mais on remarquera que la pause de l?euro en 2005 ne se
retrouve absolument pas sur la courbe du CAC.
A l?été 2007, le CAC a entamé son second krach de ces dix dernières années, tandis que l?euro a poursuivi sa hausse, ne se
mettant à chuter qu?en 2008, et encore pour ne revenir que sur ses niveaux de 2005.
C?est alors que nous avons assisté à une corrélation assez propre, de mars 2009 à ces derniers jours (même si un zoom
montrerait que l?euro a commencé sa chute début décembre tandis que les marchés poursuivaient leur hausse jusqu?à début janvier)
***Que conclure de tout ceci ? Qu?il est illusoire de parler de corrélation à moyen ou long terme entre le CAC et
l?euro, en tout cas pas de façon systématique. Il y a pourtant bien un lien entre les variations du dollar, de l?euro et celle des marchés financiers, mais ce n?est bien évidemment pas un simple
lien de cause à effet.
Revenons à notre problématique de départ : lorsque l?euro baisse, c?est a priori profitable pour les entreprises. Cela
devrait donc profiter à la bourse. Ce raisonnement serait valable si c?était la seule composante susceptible d?influer sur les marchés. Or l?impact des variations de l?euro ne se limite bien sûr
pas aux seuls résultats des entreprises, et les marchés ne bougent bien sûr pas qu?en fonction des résultats des entreprises.
Pour ne prendre qu?un exemple, lorsque l?euro est faible, cela incite les investisseurs américains à convertir leurs
dollars pour investir sur les marchés européens. C?était le cas au début des années 2000, pendant la bulle internet et lors de son dégonflement, ce qui peut expliquer une certaine décorrélation
voire même une corrélation inverse.
Mais lorsque l?euro est fort face au dollar, et ce d?autant plus que les marchés ont bien progressé, ces mêmes
investisseurs, qui ont gagné sur les deux tableaux, peuvent être tentés de récupérer leurs dollars. Cela aura donc un effet baissier sur l?euro et les marchés, qui évolueront de concert. C?est en
partie ce qui peut expliquer la forte baisse des marchés européens en cette fin de semaine, alors qu?une défiance vis à vis de l?Europe incite les américains à rapatrier leurs
investissements.
Dans cet exemple, le lien de corrélation entre le niveau de l?euro face au dollar et les marchés européens dépend donc du
niveau absolu de chacune des deux composantes.
? Mais quand on sait que :
- les marchés européens ont tendance à suivre leurs homologues américains,
- les mouvements de fonds à travers le monde dépendent énormément des niveaux relatifs des taux d?intérêts
(carry-trade)
- le niveau des devises est bien sûr aussi très lié au niveau d?endettement des états et à leur capacité à rembourser
(sujet d?actualité, qui explique le récent recul de l?euro avec les craintes sur la Grèce, puis plus récemment l?Espagne, le Portugal ou l?Irlande),
on comprend qu?il serait bien illusoire de vouloir établir une corrélation simple entre l?euro/dollar et les marchés
financiers.
Aussi, si une corrélation peut paraître évidente à certaines périodes, du fait de conditions particulières, d?un simple
hasard parfois ou d?effets de modes (la bourse aime se raccrocher à d?autres éléments : il n?y a pas si longtemps, elle bougeait de concert avec le baril), il convient de bien avoir en tête
que cela ne durera probablement qu?un temps, et qu?il peut être dangereux de vouloir raisonner de façon trop simpliste.
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05/02/2010,
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La seconde partie de séance à la bourse de New York hier soir s'est déroulée sous une pression baissière accrue avec une
chute de 2,61 % du Dow Jones, faisant disparaître des écrans le seuil symbolique des 10 000 en clôture, dans un contexte d'aggravation sensible des marchés du crédit sur les grands
pays industrialisés en complément des éléments traités hier soir directement après la clôture des bourses en Europe.
L'indice du risque des 7 principaux pays industrialisés (ci-dessous - pour plus de détails consulter les liens en complément sous la courbe) regagne ses plus hauts du printemps sous les
craintes concernant les finances publiques de ces pays. Les primes pour se couvrir contre un défaut de l'ensemble de ces pays deviennent équivalentes voir supérieures en
coût aux primes des couvertures sur les titres de dettes des entreprises privées les mieux notées (indices 'investment grade') que ce soit aux USA ou en
Europe.
? Articles liés :
. Finance - Risque crédit :
le G7 mal orienté
. Lancement d'un indice de suivi des risques souverains : le CDR GRI
L'entame de séance à Paris s'est donc déroulée en complément des troubles liées la situation dans la péninsule
ibérique dans un contexte où ce compartiment spécifique des marchés du crédit (CDS) évalue désormais le risque sur les obligations d'Etats comme étant équivalent ou
supérieur à celui des meilleures entreprises privées.
? Lessivage à la bourse de Paris :
Le CAC 40 dévisse de 3,40 % -pire score en Europe- à près du double de la bourse de Francfort (-1,79 %) Attaque sur la France après, la Grèce, le Portugal et
l'Espagne ?
"Sous le support du canal ascendant, la probabilité de voir les positions à l'achat être coupées est élevée avec un risque de décrochage en direction des gaps antérieurs."... telle
était l'énoncé des risques et des probabilités il y a 15 jours lors de l'approche de cette zone support qui aura été défendue pendant près de 10 séances (cercle orange)
Pratiquement toutes valeurs confondues (seule Suez termine à + 0,06%) et valeurs moyennes comprise (SBF 250 -3,22 %) les ordres Stop sur les titres français ont sauté les uns derrière les
autres torpillant la place parisienne.
La bourse de Paris encaisse donc après 3 semaines de repli un des scores les plus lourds parmi les grandes places du
Continent.
Dans ce contexte, les destructions d'emplois à hauteur de 20 000 en janvier aux USA contre 15 000 créations anticipées
n'ont pas eu d'impact décisif, avec une statistique, qui plus est, difficilement lisible puisqu'elle tient compte de nouvelles méthodes de calcul, augmentant de 85 000 à 151 000 les
destructions du mois de décembre et faisant reculer de 10 à 9,7 % le taux de chômage suite à une évaluation à la baisse de la population active totale.
Contre-pied haussier à Wall Street :
Sur fond de baisse du crédit à la consommation limitée à 1,7 Mds en décembre contre 21,8 (-17,5 en 1ère estimation), la dernière heure de cotation ramène le Dow Jones à 10 12,23 points
en hausse de 0,10 %.
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04/02/2010,
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Derrière une séance qui ressemble à un 'coup de torchon' sont présentes toujours les mêmes problématiques agglomérées dans le fond du marché depuis les sommets de
janvier à savoir :
- les difficultés du secteur des semi-conducteurs qui guide un grand nombre d'autres sous-secteurs technologiques (y compris à la hausse comme avant hier dominée par le secteur des
PC)
- des prises de bénéfices "périphériques" au monde anglo-saxon particulièrement en Europe
- et l'élévation de la peur sur les marchés
Nous sommes loin des craintes évoquées sur la Chine, des réformes annoncées comme profondes par Obama concernant le système bancaire ou des rumeurs de non-réélection de Bernanké
reconduit depuis pour un mandat de 4 ans à la tête de la Fed pour ne citer que ces exemples les plus médiatiques il y a peu alors que nous retrouvons ces 3 points de
nouveau aujourd'hui.
Le secteur des semi-conducteurs n'aura donc assuré qu'un répit temporaire et, après l'essoufflement constaté hier, a décroché nettement avec la formation d'un gap baissier en début
d'après-midi.
Le second point a trait à la "ligne de force" mise en avant le 20 janvier dans Dégagements appuyés sur les bourses européennes sur les ventes importantes dont
l'euro et les marchés actions européens faisaient l'objet.
Après la Grèce dont les craintes sur le déficit et l'endettement public avaient surtout touché la bourse d'Athènes
(ci-dessus) en relation avec l'envolée des taux de ses obligations depuis l'automne qui ont contribué à affaiblir la devise européenne, l'Espagne a essuyé ce jour des dégagements à la bourse de Madrid emportant l'IBEX35 (l'équivalent de
notre CAC40 - 1er graphique) à la baisse de 5,94 % contre - 2,94 % pour la bourse d'Amsterdam ou - 2,75 % pour la bourse de Paris.
Ce mouvement est à mettre en relation avec les taux sur les obligations espagnoles qui rivalisent dorénavant avec ceux des obligations italiennes et également en lien direct avec les
craintes sur la gestion des finances et de l'économie espagnole dont DSK, le patron du FMI , indiquait il y a quelques heures que "la crise (y) est très sérieuse".
? Les distorstions entre les taux des différents pays membres de la zone euro prennent donc encore
une nouvelle dimension en ce début de mois (ci-dessous) L'euro chute de 2,90 % contre yen à 122,60 et de 1 % contre le dollar à 1,3750.
Source : AFT
Nous sommes là en face de manifestations consécutives aux éléments décrits dans Finance - Zone euro : nouvelles divergences sur les taux eux-mêmes en lien direct avec la ligne de force fondamentale liée à la dégradation des risques souverains découlant à la
base encore et toujours du même problème : l'accumulation générale de dettes dont le poids repose maintenant sur les épaules des États.
Sur le plan graphique, les acheteurs auront 'jeté l'éponge' légèrement au-dessus de 3 737 avec un retour sur 3 689,25 points qui remet à nouveau en péril le canal ascendant.
Enfin, 3ème point et en guise de résumé, "l'indice de la peur", le VIX, reprend nettement de la hauteur
initiant des dégagements sur pratiquement toutes les classes d'actifs financiers, métaux précieux compris (l'or perd 4 % à 1 065 $ l'once et l'argent métal 5,75
% à 15,40 $ l'once en début de soirée)
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03/02/2010,
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Les opérateurs ont enregistré aujourd'hui une petite déception sur le front de
l'activité du secteur des services après les plus hauts divulgués lundi concernant le secteur industriel
? L'activité manufacturière mondiale au plus haut depuis 6 ans
L'indicateur d'activité avancé du secteur des services américain (ISM) est ressorti à 50,5 contre 51
anticipé et après 49,8 en décembre. Le secteur tertiaire évolue depuis septembre de part et d'autre de la ligne de flottaison sans grande direction. L'emploi peine toujours à se redresser à 44,6
mais les prix restent bien orientés et les nouvelles commandes progressent de 2,7 points à 54,7.
Dans l'Euroland, l'indice PMI du secteur s'établit à 52,5 (confirmant les 52,3 en estimation flash) mais sous les 53,6 enregistrés en décembre. Le secteur est donc
toujours en croissance selon cette donnée mais à un rythme moindre (Allemagne : 52,2 après 52,7 / France : 56,3 contre 58,7 le mois précédent) Au Royaume-Uni, l'indice décélère également
à 54,5 après 56,8.
La bourse de Paris retombe en conséquence avec un CAC 40 sous 3 800 points en baisse de 0,49 %.
D'un point de vue graphique, après les journées de jeudi et vendredi dernier qui ne permettaient pas de conclure à la
réintégration du canal ascendant ou à la rupture suivi d'un pull-back, l'indicateur du secteur des services a permis dès lundi la réintégration du canal ascendant (vert) dans
une zone support qui reste assez touffue et assez complexe mais dont 3 737 reste toutefois bien le support clef.
? Dans le 'fond' du marché et au-delà des diverses annonces du jour (baisse des pharmaceutiques avec Pfizer ou la baisse des banques en Europe, etc...) les marchés actions restent très
tributaires de l'évolution du secteur des semi-conducteurs dont vous trouverez une mise à jour ci-dessous par rapport à la mention de la fragilité de ce secteur signalée dès le 15 janvier dans le
sillage de la publication des résultats d'Intel et au signalement encore vendredi dernier de l'arrivée sur un support (310) susceptible d'initier un répit au moins temporaire qui s'essouffle ce
soir.
Pour la fin de semaine, les opérateurs sont surtout dans l'attente du chiffre vendredi des créations d'emplois pour
janvier attendues à 13 000 après 85 000 destructions en décembre. L'enquête ADP ce jour est ressortie à 22 000 destructions, soit un peu mieux qu'attendu et après - 61 000, un chiffre révisé
favorablement puisqu'il ressortait à - 84 000 en 1ère estimation.
L'amélioration globale ne concerne cependant pas les secteurs clefs de la construction et encore moins celui des activités financières dont les destructions de postes sont reparties à la
hausse le mois dernier suivant cette enquête sur l'emploi privé américain.
La bourse de New York est à l'équilibre une demi-heure avant la clôture (- 0,20% pour le Dow Jones)
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